15 jours sur les routes
en Islande

Juin 2023

L’Islande faisait partie de ces destinations que l’on repousse parfois, par peur qu’elle soit trop “vue”, trop photographiée, trop racontée. Et puis un jour, on décide d’y aller quand même. De prendre la route. De voir par soi-même.

Pendant près de deux semaines, on a parcouru l’île en voiture, en faisant le tour complet, avec un détour assumé par les Westfjords et la péninsule de Snæfellsnes. Des paysages lunaires du nord aux plages de sable rouge de l’ouest, des fjords isolés aux zones volcaniques actives, l’Islande s’est révélée bien plus contrastée et exigeante que ce qu’on imaginait.

Ce voyage n’a pas été une succession de “spots”. Il a été fait de longues routes, de silences, de météo changeante, de randonnées parfois engagées, de détours non prévus et de lieux où l’on s’est attardés sans raison précise.

Dans cet article, je partage notre itinéraire complet jour par jour, avec les temps de route réels, les randonnées détaillées, ses conseils, les lieux incontournables mais aussi ceux qui donnent envie de ralentir.

Budget 15 jours

Voiture (nous dormions dedans) : 1 800€
Nourriture : 300€ (achetée avant)
Avion : Paris-Islande 150€ / pers
Essence : 500€
Camping : 3 nuits soit 120€
Loisirs : 120€ (un resto et quelques cafés)

TOTAL : 2 990€

Le budget pour un road-trip en Islande est relativement élevé, surtout concernant la location de voiture. Pour le reste si vous dormez dedans et ne prenez pas ou peu de nuit en camping, pas de soucis !

Pour la nourriture, dès que l’on part en van on fait un max de courses avant le départ.
On commande sur PROZIS tout ce dont on a besoin notamment pour se faire des wraps les midis, les p’tits déjeuner et on achète sur place un peu de frais (voir mon article sur les courses avant un voyage).

Les loisirs sont peu onéreux car nous avons surtout fait des randonnées !

Informations pratiques

Pas de vol direct Lyon - Islande, donc on a pris le train pour Paris puis vol direct 2h pour Reykjavik.

Le vol le moins cher est celui vers 22h, c’est celui que l’on a réservé par contre vous arrivez assez tard, vers 00h30

Quand partir

  • Période idéale : mi-juin à début septembre

  • Juillet–août : météo plus stable, routes F ouvertes, mais plus de monde

  • Juin / septembre : meilleur compromis (moins de touristes, lumière incroyable)

👉 Landmannalaugar n’est accessible que l’été, généralement de fin juin à mi-septembre selon l’enneigement.

Comment se déplacer

  • Voiture classique : suffisante pour la Route 1

  • 4x4 obligatoire pour Landmannalaugar (routes F avec gués)

Fréquentation réelle

  • Le sud et le Cercle d’Or sont très fréquentés

  • Le nord et l’est sont beaucoup plus calmes

  • Landmannalaugar est fréquenté en journée, mais magique tôt le matin ou en fin de journée

Jour 0 : Arrivée à Reykjavik

On atterrit donc vers 00h30, le temps de récupérer en soute le sac qui contient la nourriture, et on part chez Blue car rental pour louer notre voiture.
Désillusion à l’arrivée : on devait avoir un dacia duster mais finalement on a eu un kia sportage !

On fait le tour du véhicule, tout est ok, mais on avait loué une voiture aménagée, or je ne vois rien de particulier … Le loueur me dit d’aller chercher un “pack” dans l’entrée qui contient tout ce dont on a besoin. Effectivement je trouve un sac avec 2 sac de couchages, 2 matelas, un kit de cuisine et un brique ! On se doutait que ce serait sommaire mais là on comprends qu’on va devoir baisser les sièges à l’arrière et s’installer comme on peut chaque nuit …
Pendant 2 semaines çà va être long !

Après cette surprise on va se trouver un parking car on meurt de fatigue, il fait 1 degré, en plein jour (et oui pas de nuit en Islande en mai), bref un début de voyage pas simple !

Jour 1 - Grindavik

Après une courte nuit (froid, pas bien aménagé), on prend un p’tit dej en ville histoire de se donner des forces et on prends la route pour Grindavik, à 1h d’ici.

Grindavík est historiquement une ville de pêche, tournée vers l’océan Atlantique. Mais aujourd’hui, elle est surtout connue pour son environnement volcanique actif. Depuis 2021, la région connaît une succession d’éruptions et de fissures, rappelant que l’Islande est littéralement en train de se construire sous nos pieds.

Malgré ce contexte, Grindavík reste une étape intéressante pour un voyageur, à condition de comprendre ce que l’on vient y voir.

Le pont entre deux continents

À quelques minutes de route se trouve l’un des sites les plus accessibles et pédagogiques de la région : le Bridge Between Continents.

Ce pont symbolique permet de marcher entre la plaque tectonique nord-américaine et la plaque eurasienne. Contrairement à d’autres lieux plus abstraits, ici la séparation est visible, matérialisée par une faille élargie que l’on traverse à pied.

Le site est simple, mais très parlant. Il permet de comprendre concrètement pourquoi l’Islande est si volcanique : l’île se situe exactement sur la dorsale médio-atlantique, là où les deux plaques s’écartent lentement chaque année.

À faire également:

  • Le fameux blue lagoon
    C’est un bain géothermique dans une eau laiteuse bleu électrique, entouré de roches noires. C’est cher, il y a du monde…

Nous ne l’avons pas fait car on n’aime pas trop la foule et on voulait vraiment barouder, donc on a roulé jusqu’au ferry direction Vestmannaeyjar.
Les Vestmannaeyjar sont une vraie parenthèse dans un road trip islandais.

L’accès se fait en ferry depuis Landeyjahöfn, avec une traversée courte mais très dépendante de la météo. Prévoir une certaine flexibilité, surtout en cas de vent.

Sur Heimaey, l’île principale, on ressent immédiatement une ambiance plus maritime. Les traces de l’éruption de 1973 sont encore visibles un peu partout, notamment autour du volcan Eldfell. La traversée se fait en 35min, et l’arrivée au milieu de ses falaises est tout simplement incroyable !! On avait hésité à l’ajouter dans notre programme et on a vraiment bien fait d’y aller !

On arrive vers 18h au camping de l’île (vous pouvez soit dormir dans votre voiture soit loué un petit tonneau en bois à 122€ pour y dormir) - un des plus beaux endroits où dormir du voyage !
On profite pour faire le tour de l’île en voiture, on prends le temps de voir comment aménager mieux la voiture, obscurcir les fenêtres etc histoire de mieux dormir.

Jour 2 — Vestmannaeyjar

Le lendemain réveil tôt, on sait que notre ferry retour partira vers 14h30, le temps de faire quelques randonnées.
Plusieurs valent le coup sur l’île notamment Daljall et le volcan Eldfell

Ce sont des randos assez courtes, qui te permettent d’avoir une vue à 360°, vraiment à faire !


A faire également :

  • Se balader au vieux port : il y a presque personne c’est vraiment agréable

  • Stórhöfði (falaises) : accès facile en voiture

  • Observation des macareux (mai à août), surtout en fin de journée (nous n’en avons pas vu à cet endroit)

  • Musée de l’éruption (pour comprendre l’événement de 1973)

Heimaey est l’île principale de l’archipel des Vestmannaeyjar. Dans la nuit du 23 janvier 1973, une éruption volcanique majeure débute presque au cœur de la ville.

  • Le volcan Eldfell entre en éruption brutalement.

  • Toute la population (≈ 5 300 habitants) est évacuée en quelques heures, sans victimes humaines.

  • Les coulées de lave menacent le port, vital pour l’économie locale.

  • Les Islandais innovent en arrosant la lave avec de l’eau de mer pour la ralentir et sauver le port.

  • L’éruption dure environ 5 mois et agrandit l’île de plusieurs km².

On reprend le ferry vers 14h30, le but étant d’atteindre le cercle d’or le lendemain. On part pour Hveragerðisbær mais on ne s’attarde pas longtemps. L’arrêt se limite aux cascades accessibles autour du village, sans partir sur la randonnée de Reykjadalur.

Les sentiers sont courts, faciles, avec peu de dénivelé. C’est surtout une pause pour marcher un peu, profiter d’un environnement plus vert que la côte sud, et observer les premières manifestations géothermiques de la région, sans y consacrer plusieurs heures.

Une étape simple, qui fonctionne bien quand on ne veut pas alourdir la journée.

On reprend la route pour Kerid, un cratère volcanique formé il y a plusieurs milliers d’années, aujourd’hui rempli par un lac. Ce qui le rend particulier, ce sont ses couleurs très contrastées : des parois rouges et orangées, qui tranchent avec le bleu intense de l’eau.

La visite est courte et accessible à tous. On peut faire le tour du cratère en une trentaine de minutes, sans réel dénivelé, et descendre au bord du lac. C’est vraiment un arrêt à faire !

On trouve ce camping à une dizaine de minutes, personne à l’accueil … A cette période de l’année tous ne sont pas ouverts ! Très bien situé, on est tout seul donc on a le choix de l’emplacement ! Ce sera le dernier '“vrai” camping que nous ferons en Islande, ensuite on a toujours trouvé des endroits gratuits avec des vues à couper le souffle.

Jour 3 : Þingvellir, Cercle d’Or et
route vers Landmannalaugar

On se lève assez tôt pour aller dans le cercle d’or ! C’est un des endroits les plus connus en Islande, également celui donc où il y a le plus de monde (car vite accessible de l’aéroport …)
Ce n’est pas la région que nous avons préféré mais elle reste à faire quand on fait le tour de l’île.

On commence par le parc national de Þingvellir, l’étape la plus intéressante du secteur. Marcher ici, ce n’est pas juste “cocher un spot” : on se déplace littéralement entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne.

La randonnée la plus connue permet de suivre les grandes failles sur 4 à 5 km, sans difficulté ni dénivelé marqué. Même s’il y a du monde autour des parkings, on retrouve rapidement plus de calme dès que l’on avance à pied. Le ressenti est très ouvert, presque austère : grands espaces, lignes nettes, peu de reliefs marqués, mais une vraie lecture du paysage.

L’arrêt à l’église de Þingvellir est rapide, mais intéressant pour comprendre l’importance historique du site.

A 1h de route se trouve Strokkur, qui tranche complètement avec Þingvellir. Ici, l’ambiance est plus animée, plus bruyante, clairement touristique. Malgré ça, voir un geyser entrer en éruption reste impressionnant, surtout la première fois.

Strokkur jaillit toutes les 5 à 10 minutes, ce qui évite l’attente interminable. On reste rarement longtemps sur place, mais l’expérience est parlante : odeur de soufre, sol chaud, vapeur omniprésente.

À quelques minutes de route, Gullfoss marque un autre temps fort du Cercle d’Or. La cascade est massive, bruyante, et on la ressent physiquement, surtout quand le débit est important.

Même si le site est très fréquenté, l’impact visuel fonctionne. Le bruit de l’eau, les embruns, et la profondeur du canyon donnent une vraie sensation de puissance. Ce n’est pas la cascade la plus esthétique du voyage, mais clairement l’une des plus impressionnantes.

Vers 17h on prend enfin la route pour Landmannalaugar : le plus bel endroit du voyage !!
On roule réellement pendant 1h dans un paysage lunaire, sans personne, c’est incroyable. On sait qu’à l’arrivée il y aura 2 gués à traverser (rivière avec un peu de courant), et que l’on a un kia sportage … Va t’on pouvoir traverser ?

On y est, il faut franchir deux gués successifs, incontournables pour accéder au cœur de Landmannalaugar.

Le premier gué est le plus simple. Il est large mais peu profond, avec un courant modéré. Par bonnes conditions, il se traverse sans difficulté particulière, même avec un SUV type Kia Sportage, à condition d’avancer lentement et régulièrement. On s’engage en première, sans accélération brutale, en gardant une vitesse constante.

Le second gué est plus délicat. Il est plus profond et demande plus de vigilance. Le fond est irrégulier, et la trajectoire n’est pas toujours évidente au premier regard. Prendre le temps d’observer les autres véhicules est essentiel. La règle est simple : suivre la trace la plus empruntée, rester le plus en aval possible, et ne jamais changer de direction au milieu de l’eau.
On attends 5 minutes et on voit une voiture passer dans l’autre sens. On regarde bien le chemin qu’elle emprunte pour faire de même, l’eau monte jusqu’au capot c’est impressionnant ! Sa voiture passe, mais il perd sa plaque d’immatriculation dans la bataille. On le voit retourner dans l’eau (glaciale !) pour la chercher, et en ressortir 5minutes après, euréka !

Loën est décidé on va tenter de passer avec la voiture de loc. Je sors de la voiture et traverse à pied histoire de le laisser se concentrer (et pouvoir filmer !) et c’est parti ! Il traverse comme un chef, et vers 18h on y est, enfin.

Landmannalaugar est situé au cœur des hautes terres islandaises, une zone volcanique active où les paysages semblent presque irréels. Ici, les montagnes ne sont pas simplement vertes ou noires : elles sont stratifiées, colorées par des minéraux issus d’anciennes éruptions. On passe du beige au rose, du gris clair au vert pâle, parfois sur une même pente. Cette diversité de teintes donne ce côté lunaire, presque artificiel, comme si le décor avait été peint.

Le sol est tout aussi déroutant. À certains endroits, il est dur et minéral, à d’autres friable, presque poudreux. On marche sur des champs de lave solidifiée, parfois encore coupants, entrecoupés de zones sableuses ou de ruisseaux glacés. La vapeur s’échappe régulièrement du sol, rappelant que l’activité géothermique est toujours présente sous les pieds.

Le ressenti est très particulier. Il n’y a pas de point de repère classique : pas d’arbres, très peu de reliefs familiers, et une lumière qui change constamment selon les nuages. Les distances paraissent trompeuses, et l’échelle du paysage est difficile à appréhender. On a souvent l’impression d’être très proche d’un sommet ou d’un col, alors qu’il faut encore marcher longtemps pour l’atteindre.

Même sans partir immédiatement en randonnée, se déplacer dans la zone de Landmannalaugar donne déjà une sensation d’exploration. Le contraste entre les montagnes colorées, les champs de lave noire et les zones de vapeur crée un décor qui n’a rien à voir avec le reste de l’Islande.

Infos :

  • Si tu as peur de passer le 2ème gué, tu as un parking juste avant, où tu peux dormir également. Pas très beau contrairement au second mais il est gratuit et tu es à 10min à pied du départ des randos

  • Si comme nous tu veux traverser les gués, tu auras accès au Camping Brennisteinsalda, 20€/personne, avec accès aux sources chaudes (attention douches chaudes payantes). Le camping en lui même n’a rien d’exceptionnel ni de confort, mais il est vraiment situé au pied des falaises

Jour 4 : Landmannalaugar

Après l’arrivée la veille et les gués, la nuit à Landmannalaugar permet de vraiment prendre la mesure du lieu. Au matin, l’ambiance est particulière : silence presque total, vapeur qui s’échappe du sol, montagnes colorées qui changent de teinte selon la lumière. On est clairement ailleurs.

Randonnée – Bláhnúkur & Brennisteinsalda

C’est la randonnée la plus connue de Landmannalaugar, et pour une bonne raison : elle concentre tout ce qui rend le site unique.

  • Distance : 11km

  • D+ : 650 m

  • Durée : 4,5h selon le rythme

  • Niveau : intermédiaire

  • Terrain : sentiers volcaniques, sable, zones parfois glissantes

La montée vers Bláhnúkur est progressive mais soutenue. Le sol est instable par endroits, avec un mélange de sable volcanique et de roches friables. Rapidement, les couleurs apparaissent : gris, vert, beige, parfois presque rose. Le paysage devient de plus en plus abstrait, avec ce côté lunaire très marqué, où il est difficile d’évaluer les distances.

Arriver au sommet de Bláhnúkur est un moment fort. La vue n’est pascomplètement dégagée sur les champs de lave noire et les vallées environnantes, er çà crée une ambiance très particulière, mystérieuse

C’est ici que Loën a choisi de me demander en mariage. Pas de décor artificiel, pas de mise en scène : juste l’immensité autour, le vent, et cette impression très claire d’être seuls au monde. Le moment est simple, mais extrêmement fort

La suite de la boucle passe par Brennisteinsalda, avec des zones plus colorées encore, des fumerolles actives et des odeurs de soufre bien présentes. Le contraste entre les parties minérales et les zones plus claires est saisissant, et on a vraiment l’impression de marcher sur une autre planète.

Après la randonnée, direction la source chaude naturelle de Landmannalaugar, située à quelques minutes à pied du parking. L’accès est facile, sans dénivelé, et la baignade est autorisée.

L’eau est chaude, mais pas brûlante, parfaite pour détendre les jambes après plusieurs heures de marche. Le contraste entre l’eau chaude, l’air souvent frais et le décor volcanique autour rend l’expérience particulièrement marquante. C’est un moment de récupération, mais aussi de contemplation, où l’on prend pleinement conscience de l’endroit où l’on se trouve.

On reprend la route dans l’après-midi, direction Seljalandfoss pour retrouver la route circulaire. On trouve un endroit en bord de route pour dormir (pas enregistré).

Jour 5: Cascades du sud, avion abandonné et plages de sable noir

On commence la journée par Seljalandsfoss, une cascade de près de 60 mètres, alimentée par la fonte du glacier Eyjafjallajökull. Sa particularité est simple mais efficace : un sentier permet de passer entièrement derrière le rideau d’eau.

Le tour complet prend une quinzaine de minutes, mais on peut facilement rester plus longtemps pour profiter des différents points de vue. Le sol est constamment humide, parfois glissant, et l’on ressort presque toujours trempé. Une veste imperméable est indispensable, même par beau temps.

À moins de 200 mètres se trouve Gljúfrabúi, beaucoup plus discrète. Elle est cachée à l’intérieur d’une gorge étroite, invisible depuis le chemin principal. Pour y accéder, on entre directement dans le lit de la rivière, avec de l’eau jusqu’aux chevilles ou aux mollets selon le débit.

L’ambiance change immédiatement : lumière tamisée, parois rocheuses serrées, bruit sourd de l’eau qui résonne. La cascade apparaît au fond, enfermée dans la roche.

Sólheimasandur – L’épave de l’avion DC-3

On reprend ensuite la route vers Sólheimasandur Plane Wreck. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’épave n’est pas visible depuis la route. Il faut marcher (beaucoup marcher …)

L’accès se fait par une piste parfaitement plate, au milieu d’une immense étendue de sable noir :

  • 7 à 8 km aller-retour

  • 2 à 2h30 de marche

  • Aucun dénivelé, mais exposition totale au vent

L’histoire du lieu remonte à 1973, lorsqu’un avion militaire américain DC-3 s’est écrasé ici après une panne moteur. L’équipage a survécu, mais l’épave n’a jamais été retirée, devenant avec le temps un symbole étrange du sud islandais.

Conseil : beaucoup trop long pour ce qu’il y a a voir ! Nous ne le ferions pas si c’était à refaire. Certes c’est sympa, mais marcher 2h pour çà … On est même revenu en courant tellement c’était ennuyant !

Reynisfjara & Kirkjufjara – La côte noire islandaise

Vers midi, direction Reynisfjara, l’une des plages les plus connues du pays. Colonnes de basalte, sable volcanique noir, vagues puissantes : le décor est spectaculaire !

Les vagues dites sneaker waves peuvent surgir sans prévenir et emporter tout ce qui se trouve sur leur passage. On reste à bonne distance de l’eau et on ne tourne jamais le dos à l’océan. On déjeunera sur place, puis route vers Kirkjufjara Beach. La plage est plus étendue, moins fréquentée, et permet de mieux apprécier les formations rocheuses sans la pression de la foule.

En fin d’après-midi, arrêt à Kirkjubæjarklaustur, une petite ville étape typique de la côte sud. On y fait surtout une pause logistique : manger, faire le plein, souffler un peu après une journée dense.

Le village marque aussi une transition : on s’approche des glaciers !

La journée se termine près du Svínafellsjökull, une langue glaciaire issue du Vatnajökull.

Dormir ici permet de se retrouver au plus près du glacier, loin des zones très fréquentées. Même sans randonnée, le simple fait d’être à proximité de la glace change l’ambiance : température plus fraîche, silence, lumière rasante en fin de journée.

C’est un excellent point de chute pour explorer les glaciers et les randonnées du parc de Skaftafell le lendemain.

Jour 6: Parc national du Vatnajökull

Cette journée se déroule entièrement dans le Parc national du Vatnajökull, l’un des plus vastes parcs nationaux d’Europe. Ici, tout est à grande échelle : glaciers, vallées, distances. On passe d’une Islande encore “verte” à un univers dominé par la glace. Avant de partir en randonnée, on commence par une balade autour des anciennes maisons traditionnelles disséminées dans le parc. C’est une balade facile, sans dénivelé, mais très parlante pour comprendre comment les Islandais vivaient dans cet environnement extrême.

Le détail qui frappe immédiatement, ce sont les toits recouverts d’herbe. Ce choix n’était pas esthétique, mais purement pratique. L’herbe et la tourbe servaient d’isolant naturel contre le froid, le vent et l’humidité, dans une région où le bois était rare et cher. Les murs épais, souvent en pierre ou en terre, complétaient cette protection rudimentaire mais efficace.

Ces fermes étaient habitées toute l’année par des familles vivant principalement de l’élevage. Avec le temps, l’avancée du glacier, les conditions climatiques de plus en plus rudes et l’isolement ont rendu la vie ici trop difficile, les fermes ont été abandonnées.

Randonnée – Svartifoss

On rejoint ensuite le secteur de Skaftafell pour la randonnée menant à Svartifoss, l’une des cascades les plus connues du parc.

Le sentier monte progressivement à travers une végétation relativement dense pour l’Islande. L’arrivée à Svartifoss marque un vrai contraste : la cascade est encadrée par des colonnes de basalte hexagonales, formées par le refroidissement lent de la lave. C’est ce motif géométrique très net qui rend le site unique.

Le ressenti est différent des grandes cascades de la côte sud. Ici, l’ambiance est plus minérale, plus structurée, presque graphique. Même s’il y a du monde, l’intérêt du lieu reste intact.

Balade sur le glacier Svínafellsjökull

L’après-midi est consacré à l’un des moments les plus marquants du séjour : la balade au pied du Svínafellsjökull, une langue glaciaire issue du Vatnajökull.

L’accès se fait depuis le parking, puis à pied sur un terrain minéral, parfois chaotique. C’est très accessible et impressionnant de marcher sur cet immense glacier !
Depuis le secteur du glacier, on rejoint le point de vue Útsýni yfir jökul, qui offre une lecture d’ensemble sur la langue glaciaire.

De là-haut, on distingue clairement les crevasses, les lignes de fracture et l’étendue réelle de la glace.

Jokularson

La journée se termine à Jökulsárlón, la célèbre lagune glaciaire. Des blocs de glace se détachent du glacier et dérivent lentement vers l’océan.

On s’installe pour manger face à la lagune, en observant les icebergs évoluer au fil de l’eau et qui vient à notre rencontre : des phoques !! On en a déjà vu mais admirer ces animaux noirs, danser dans une eau glaciaire avec les icebergs en fond c’est vraiment magique !

Le soir on dormira ici, repéré sur park4night.

Jour 7 – Fjords de l’Est

Réveil face au lac. On sort le petit-déj du coffre, on improvise un brunch devant la voiture : c’est l’anniversaire de Loën aujourd’hui !!Eet l’ambiance donne le ton de la journée : pas de précipitation, pas de timing serré. Juste l’envie de profiter.

On prend la route pour les fjords de l’Est, et c’est là que 'l’on se souvient du “pourquoi” on aime tant les road trip : la route est incroyable !! De magnifiques lacets, qui longent une eau turquoise, on va en prendre plein la vue toute la journée ! C’est vraiment une des particularités de l’Islande : il y a 2 jours on était dans un paysage lunaire, hier dans des glaciers …

On passe par le phare Hvalnes Lighthouse, et on reprend la route vers Nykurhylsfoss, une cascade de 15m accessible en 15min en voiture + chemin rapide.

Direction Fáskrúðsfjörður, notre premier village islandais ! Et on a pas été déçu : c’est un ancien port français, 800 habitants, un fjord encadré de montagnes abruptes et qui s’ouvre sur l’île de Skrúður, célèbre pour ses falaises et ses colonies de macareux.

En fin d’après-midi, direction Hengifoss, après environ 1h de route.

La randonnée commence doucement, puis monte progressivement. Le sentier est clair, bien tracé. Et ce jour-là, soleil, chaleur, aucun vent. On marche en t-shirt et short !

Après 2h de marche, Hengifoss apparaît, immense, encadrée par des strates rouges et noires parfaitement visibles. Le décor est graphique, presque irréel.

La journée se termine au restaurant Beituskúrinn, après une longue journée sur la route.

Premier et seul restaurant du voyage. Et franchement, il tombe à pic. Manger chaud, assis, sans penser au lendemain… ça fait un bien fou !!
Bon 35€ le plat, mais le poisson péché du jour … Miam !

On dort pas très loin, tous les endroits étaient free dans le secteur

Jour 8 : Fjords de l’Est

Ce matin on continue notre road trip dans les fjords.
En quittant les grands axes, on s’engage sur une route de montagne spectaculaire (compter environ 1h à 1h15 selon les arrêts). Le bitume disparaît par endroits, les lacets s’enchaînent, et la vue s’ouvre progressivement sur des fjords encaissés, encore très peu fréquentés.

Le paysage devient plus vertical. Les montagnes plongent directement dans la mer, les lignes sont nettes, presque abruptes. On a cette impression très claire de sortir du circuit classique.

Conseil baroudeur
Ne pas regarder uniquement la carte : cette route prend toujours plus de temps que prévu. Prévoir large, rouler lentement, et s’arrêter souvent. C’est tout l’intérêt.
On arrive à Mjóifjörður, un fjord étroit et isolé, avec très peu d’habitations.

Sur la rive repose un ancien navire abandonné, vestige d’une activité maritime aujourd’hui disparue. Ce bateau, laissé volontairement sur place, est devenu un symbole du fjord. Il rappelle que ces zones reculées ont longtemps vécu de la mer, dans des conditions souvent difficiles.

À faire à Mjóifjörður :

  • Observer le navire échoué

  • Marcher le long du fjord

  • Profiter du calme absolu

Il faut ensuite environ 1h30 de route pour rejoindre Seyðisfjörður, et le contraste est fort. Après les fjords sauvages, on arrive dans un village coloré, vivant, niché au fond de son fjord.

Seyðisfjörður est connu pour son atmosphère artistique, ses maisons en bois colorées et son cadre spectaculaire. Les montagnes tombent presque directement dans le village, créant une sensation d’enclave.

On avait prévu de s’arrêter rapidement. On est resté plusieurs heures.

Le village est agréable à parcourir à pied. On flâne, on observe les façades, on longe le fjord. L’ambiance est douce, presque bohème, et très différente du reste des fjords de l’est.

On mange ici, sans se presser, profitant de ce moment plus urbain, mais toujours très islandais dans l’esprit.

Conseil baroudeur
Si tu dois t’attarder dans un seul village des fjords de l’est, choisis celui-là. C’est un vrai lieu de pause.

En fin d’après-midi, vers 16h, on reprend la route pour rejoindre Borgarfjörður Eystri (compter 1h30 à 2h de route depuis Seyðisfjörður).

La route est à nouveau superbe, mais l’objectif est clair : les macareux.

Borgarfjörður Eystri est l’un des meilleurs endroits d’Islande pour observer les macareux depuis la terre, sans bateau, sans longue marche, et sans les déranger. Les falaises sont aménagées avec des plateformes et des sentiers sécurisés, ce qui permet de se placer à hauteur d’oiseau, parfois à seulement quelques mètres.

En saison (généralement de mai à mi-août), les macareux viennent nicher ici. On les voit voler maladroitement, se poser en urgence, disparaître dans leurs terriers, puis ressortir quelques secondes plus tard. Ils sont étonnamment peu farouches. On peut rester longtemps à les observer, sans qu’ils ne semblent perturbés.

Conseils baroudeur macareux :

  • Venir en fin de journée pour la lumière et l’activité

  • Prendre le temps : rester 30 minutes, 1 heure, sans se presser

Ce qu’on peut faire sur place :

  • Observer les macareux depuis les plateformes

  • Marcher tranquillement le long des falaises

Ce moment-là fait partie de ceux qu’on n’avait pas anticipés comme “temps fort”… et qui est devenu un des plus beaux moments !!

Jour 9 : Nord volcanique

Après plusieurs jours de routes spectaculaires, cette journée marque un vrai changement d’ambiance. On quitte les fjords pour entrer dans le nord volcanique

Stuðlagil Canyon – Le canyon turquoise (et le drone presque perdu)

On commence la journée par Stuðlagil Canyon, après environ 1h30 de route depuis l’est. L’accès se fait par une piste puis une marche facile, mais exposée par endroits.

Le canyon est impressionnant dès l’arrivée : une rivière turquoise encadrée par des colonnes de basalte parfaitement alignées, sculptées naturellement par le refroidissement de la lave. Les couleurs sont presque irréelles, surtout par beau temps.

C’est ici que le vent nous rappelle qu’on est en Islande. Une rafale brutale manque d’emporter le drone contre la falaise. Grosse montée d’adrénaline, récupération in extremis… et rappel très clair que ce site est magnifique mais exposé.

Infos utiles :

  • Temps sur place : 1h à 1h30

  • Prix : gratuit

  • Accès : marche facile, mais attention aux falaises

Hverir – L’Islande qui bouillonne

Après environ 1h15 de route, changement radical de décor avec Hverir, aux abords du lac Mývatn.

Ici, le sol fume, bouillonne, gronde. Des mares de boue en ébullition, des fumerolles, des couleurs ocre, jaunes et grises. L’odeur de soufre est forte, parfois dérangeante, mais impossible à ignorer.

C’est l’un des rares endroits où l’on ressent physiquement l’activité volcanique sous ses pieds.

Infos utiles :

  • Temps sur place : 30 à 45 min

  • Prix : gratuit (mais parking payant !)

  • Contexte : zone géothermique active liée au système volcanique de Krafla

Grjótagjá – La grotte mythique

À quelques minutes de route seulement, arrêt à Grjótagjá.

Cette petite grotte de lave abrite une eau turquoise incroyablement claire. Longtemps utilisée comme source chaude naturelle, la baignade y est aujourd’hui interdite à cause de la température instable de l’eau

Le lieu est devenu mondialement connu après son apparition dans Game of Thrones, lors d’une scène emblématique entre Jon Snow et Ygritte.

On rejoint ensuite Dimmuborgir, après une courte route.

Dimmuborgir signifie littéralement les châteaux sombres. Le site est composé de formations de lave chaotiques, arches naturelles et grottes, formées lors de l’effondrement d’un ancien lac de lave.

La balade d’Hallarflöt est l’une des plus accessibles.

Infos utiles :

  • Temps sur place : 45 min à 1h

  • Prix : gratuit

  • Anecdote : selon le folklore islandais, c’est ici que vivent les trolls et créatures du peuple caché

Skútustaðagígar – Les cratères du lac Mývatn

Dernière étape autour du lac avec Skútustaðagígar, accessibles directement depuis la route.

Ces cratères ne sont pas volcaniques au sens classique. Ils se sont formés lorsque la lave chaude a recouvert des zones humides, provoquant des explosions de vapeur.

Pour ceux qui ont un drone les photos sont magnifiques !!

Skútustaðagígar est un ensemble de pseudocratères situé sur la rive sud du lac Mývatn, dans le nord de l’Islande. Formés par des explosions de vapeur lorsque la lave a rencontré de l’eau il y a environ 2 300 ans, ces cratères constituent aujourd’hui l’un des paysages volcaniques les plus emblématiques du pays et une destination touristique majeure.

La journée se termine à GeoSea, les bains géothermiques de Húsavík, perchés au-dessus de l’océan. On a fait l’impasse à notre arrivée sur le blue lagoon car trop connu, mais celui-ci était parfait !

L’eau chaude, la vue sur la mer, la lumière du soir… tout fonctionne. Après une journée aussi dense, c’est le contrepoint parfait !

Infos utiles :

  • Temps sur place : 2h

  • Prix : 50€/personne (mais l’expérience vaut clairement le coup)

  • Anecdote : GeoSea est chauffé par de l’eau de mer géothermique, et non de l’eau douce

Jour 10 - Akureyri

Akureyri – La grande ville du nord (avec ses feux tricolores en forme de cœur !)

On passe par Akureyri, souvent présentée comme la capitale du nord. Sur le papier, la ville a tout pour plaire : port, centre-ville, cafés, rues commerçantes. En pratique, ce jour-là, sous la pluie, l’ambiance ne prend pas.

On fait simple : courses, plein d’essence, réorganisation du coffre, pause au chaud. Pas de visite approfondie, pas de flânerie.

Ressenti honnête
Akureyri n’est sûrement pas inintéressante… mais sous une pluie continue, après plusieurs jours très forts en nature, l’envie n’y est pas.

À faire quand même à Akureyri (utile ce jour-là) :

  • Faire les grosses courses

  • Faire le plein

  • Prendre une vraie pause

On quitte Akureyri sous la pluie pour entamer une longue traversée vers l’ouest, direction les Westfjords.

  • Akureyri → Hólmavík : environ 4h30 à 5h, sans compter les pauses

La route est longue, parfois monotone, souvent humide. Peu d’arrêts ce jour-là. La visibilité est moyenne, les paysages restent en retrait derrière les nuages. Ce n’est pas la route la plus spectaculaire du voyage, mais elle est nécessaire.

On roule. On écoute la pluie. On laisse filer les kilomètres.

On arrive à Hólmavík en fin de journée. Fatigués par la route, contents d’être arrivés.

Pas de visite ce soir-là. Ce sera pour le lendemain.

Bon choix
Hólmavík mérite mieux qu’un passage sous la pluie et la fatigue. Autant garder l’énergie pour le découvrir dans de bonnes conditions.

Jour 11 – Hólmavík et les routes des Westfjords

Hólmavík est une petite ville tranquille, souvent vue comme une simple étape vers les Westfjords. Pourtant, prendre le temps de s’y arrêter permet de mieux comprendre la région.

Le village est installé au bord du Steingrímsfjörður, un fjord large et paisible. Les maisons sont basses, colorées, et l’atmosphère est résolument locale. On sent que le tourisme ici reste discret, loin de l’Islande “carte postale”.

Hólmavík est surtout connu pour son lien avec la sorcellerie islandaise, très présente dans l’histoire locale. Pendant des siècles, cette région a été associée aux croyances magiques, aux grimoires et aux pratiques occultes, dans un pays où christianisme et traditions païennes ont longtemps cohabité.

On quitte Hólmavík pour longer Ísafjarðardjúp, un immense fjord ramifié. Compter 2h à 2h30 de route, sans les arrêts — et il y en a beaucoup.
Après environ 1h30 de route, arrêt à Litlibær. Si vous empruntez cette route allez y çà vaut le coup d’œil.

Litlibær est une ancienne ferme islandaise transformée en maison-musée et café, située sur la rive du fjord de Skötufjörður dans les Vestfirðir (Westfjords). Construite en 1895, cette maisonnette en pierre, bois et tourbe illustre l’architecture rurale traditionnelle et la vie quotidienne des Islandais d’autrefois. Aujourd’hui, elle constitue un arrêt emblématique sur la route panoramique de Ísafjarðardjúp.

Encore environ 45 minutes de route depuis Litlibær, on s’arrête à Valagil, une gorge étroite et discrète, souvent ignorée des itinéraires classiques.

L’accès se fait après une courte marche. Très vite, le décor se resserre : parois rocheuses sombres, végétation dense, ambiance fraîche et humide. Au fond de la gorge se cache une cascade, encaissée, peu visible de loin, mais très marquante une fois sur place. L’eau chute entre les parois, dans un cadre presque fermé, donnant au lieu un caractère secret.
Comptez 30min pour y accéder


On rejoint Ísafjörður après environ 1h de route, avec un arrêt au port, au niveau du Ísafjörður New Cruise Ship Dock.

Historiquement, Ísafjörður est le cœur économique des Westfjords, largement tourné vers la pêche. Le port donne une impression d’ouverture après une journée passée entre fjords encaissés.
Après 45 minutes supplémentaires, on arrive à Önundarfjörður.
Arrêt impératif ici !!

Önundarfjörður est un fjord situé dans la région des Vestfirðir (Westfjords) au nord-ouest de l’Islande, entre les fjords Dýrafjörður et Súgandafjörður. Long d’environ 20 kilomètres, il se distingue par ses montagnes abruptes, ses vallées verdoyantes et sa célèbre plage dorée Holtsfjara.

À 19h, on termine la journée par le Jón Sigurðsson Museum.

La visite permet de mieux comprendre l’histoire politique du pays et le combat pour l’indépendance islandaise. C’est le seul musée que nous avons fait et on ne regrette pas

Le musée Jón Sigurðsson (Jón Sigurðsson Museum) est un musée historique situé à Hrafnseyri, dans les fjords de l’Ouest de l’Islande. Il est consacré à Jón Sigurðsson (1811-1879), figure majeure du mouvement pour l’indépendance islandaise face au Danemark.

On passera la nuit ici, un des plus beaux spots de notre road trip, en bord de lac : seuls au monde !

Jour 12 – Westfjords sud

On quitte notre point de nuit assez tôt. Après environ 2h de route, entre fjords profonds et routes sinueuses, le décor s’ouvre soudainement. Et là, impossible de la rater : Dynjandi domine toute la vallée.

Dynjandi n’est pas une cascade unique, mais un ensemble de cascades qui s’étagent sur plus de 100 mètres de hauteur. Elle est souvent comparée à un voile de mariée, tant sa forme s’élargit à mesure qu’elle descend. En contrebas, plusieurs cascades secondaires (Háifoss, Úðafoss, Göngufoss…) accompagnent la montée.

Après environ 1h30 de route, on rejoint Patreksfjörður.

Sur les rives du fjord repose une épave de navire, laissée volontairement sur place. La coque rouillée tranche avec l’eau calme et les montagnes environnantes. Ce vestige rappelle l’importance historique de la pêche et du transport maritime dans cette région isolée.

Depuis Patreksfjörður, la route devient plus étroite et plus raide. Compter environ 1h de route, sur une piste en lacets spectaculaire.

Avant d’atteindre la plage, arrêt à la petite église noire de Rauðisandur, isolée dans un décor immense.

Puis la route débouche sur Rauðisandur.

La plage est immense, et surtout totalement différente de tout ce qu’on a vu jusque-là. Ici, pas de sable noir, mais des teintes rouges, orangées, parfois dorées, qui changent selon la lumière. L’océan est souvent plus calme, et l’espace semble infini.

Dernière étape de la journée, Látrabjarg, après environ 1h de route. Pas de macareux cette fois-ci mais les falaises sont impressionnantes !

Látrabjarg est une série de falaises spectaculaires situées à l’extrémité occidentale des Westfjords, en Islande. Longues d’environ 14 kilomètres et culminant à plus de 440 mètres, elles constituent le point le plus occidental du pays et de l’Europe (hors Groenland et Açores)

Jour 13 – Péninsule de Snæfellsnes

On arrive à Stykkishólmur après environ 3h à 3h30 de route depuis les Westfjords, ferry ou route selon l’itinéraire choisi. Le contraste est immédiat.

Stykkishólmur est un petit port coloré, posé face à la baie de Breiðafjörður. Les maisons en bois, peintes de couleurs vives, donnent au village une atmosphère presque scandinave, douce et apaisante.

Historiquement, Stykkishólmur a été un port commercial important, tourné vers la pêche et les échanges avec le reste de l’île. Aujourd’hui encore, la mer structure la vie locale.

À faire à Stykkishólmur :

  • Se balader dans le centre

  • Observer le port et les bateaux

  • Longer la côte

Rauðfeldsgjá Gorge

Après environ 1h de route, direction Rauðfeldsgjá Gorge, l’un des lieux les plus surprenants de la péninsule.

L’accès se fait depuis un petit parking, puis une courte marche sur un terrain rocailleux. Très vite, une faille étroite s’ouvre dans la montagne. C’est Rauðfeldsgjá : une gorge profonde, presque invisible de loin, qui fend littéralement la roche.

À l’intérieur, le décor change radicalement. Les parois se resserrent, l’humidité augmente, et un ruisseau glacial coule entre les pierres. Plus on avance, plus l’espace se referme. Par endroits, il faut poser les mains, progresser lentement, parfois dans l’eau !
C’est vraiment un endroit incroyable, qui à l’air sans fin.
Conseil : mettez des chaussures imperméables …

Arnarstapi → Hellnar (la randonnée)

On reprend la route pour environ 40 minutes, direction la côte sud de Snæfellsnes, pour la randonnée entre Arnarstapi et Hellnar.

Cette randonnée longe l’océan sur un sentier bien tracé, entre falaises basaltiques, arches naturelles et vagues puissantes. C’est vraiment facile d’accès et vous pouvez faire demi tour quand vous voulez

En fin de journée, arrêt à Rif, après environ 45 minutes de route.
À proximité du village repose une épave de navire (et oui encore une !), arrétez vous si vous avez un peu de temps

On dort ici, dans un environnement calme, idéal pour récupérer après une journée bien remplie sur Snæfellsnes.

Jour 14 – Kirkjufell, Hraunfossar et retour à Reykjavík

Dernier réveil en Islande. Le vol est prévu le soir, mais la journée est loin d’être vide. On le sait déjà : ce sera une journée un peu particulière, entre excitation, fatigue accumulée, et cette sensation étrange de devoir dire au revoir à un pays qui nous a happés pendant deux semaines.

Kirkjufell est une montagne emblématique située près de la ville de Grundarfjörður, sur la péninsule de Snæfellsnes, dans l’ouest de l’Islande. Connue pour sa forme conique distincte, elle est souvent qualifiée de « montagne la plus photographiée d’Islande » et figure dans de nombreux films et séries.

Kirkjufell est aussi mondialement connue pour son apparition dans Game of Thrones. Elle y incarne la montagne en forme de flèche, au nord du Mur, lors des scènes avec les Marcheurs Blancs.
C’est aussi là où a été tourné la vie rêvée de Walter Mitty, quand il descend la route en skate !

Après environ 1h45 de route, changement total d’ambiance avec Hraunfossar.

Ici, pas une cascade unique, mais une multitude de sources qui jaillissent directement d’un champ de lave sur près d’un kilomètre. L’eau s’écoule en dizaines de petits filets clairs, venant d’une rivière souterraine alimentée par le glacier Langjökull.

Après environ 1h30 de route, on arrive à Reykjavík en fin d’après-midi. Et contre toute attente, la ville nous accueille avec une énergie légère, presque joyeuse. Le contraste avec les jours de nature brute est fort, mais pas brutal.

On se gare et on part à pied, sans plan précis. Dans certaines rues du centre, de la musique résonne. Un petit concert improvisé, quelques musiciens installés dehors, des gens assis sur les marches, d’autres qui s’arrêtent quelques minutes avant de repartir.

Vers 17h on va au port pour vider la voiture, ranger nos sacs, et ramener la voiture au loueur qui nous déposera à l’aéroport dans la soirée

Kirkjufell

On commence fort, avec l’un des lieux les plus emblématiques du pays : Kirkjufell. Depuis notre lieu de nuit, il faut environ 45 minutes de route pour l’atteindre.

Notre bilan

Ce que l’on a aimé :

- Les routes !! Principalement celles des fjords de l’est

- L’île de Vestmannaeyjar

- Le parc national de Þingvellir

- Les cascades !! (Article détaillé)

- La ville de Seyðisfjörður

Ce que l’on a moins aimé :

- L’avion écrasé (pas beaucoup d’intérêt)

- Le Nord de l’île (moins de chose à faire)

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