Randonnée en raquettes : quels équipements choisir ?

 

La randonnée en raquettes est souvent perçue comme une activité simple, presque évidente. Pourtant, c’est aussi l’une de celles où une mauvaise préparation se paye le plus vite : froid, humidité, fatigue inutile, voire mise en difficulté en montagne. Bien s’équiper ne signifie pas partir lourd, mais choisir juste, en fonction du terrain, de la météo et de la durée.

Cet article est pensé comme un guide terrain, pour comprendre quoi prendre, pourquoi, et surtout ce qui fait vraiment la différence une fois dehors.


Les raquettes : le choix central

Toutes les raquettes ne se valent pas, et le choix dépend avant tout du type de terrain.

Pour une randonnée classique en moyenne ou haute montagne, privilégier :

  • une raquette avec fixation articulée, qui laisse le pied dérouler naturellement

  • des crampons métalliques sous l’avant-pied pour l’accroche en dévers ou en montée

  • une cale de montée, indispensable dès que le dénivelé devient sérieux

Les modèles trop larges, conçus pour la poudreuse plate, sont rarement adaptés en montagne. À l’inverse, une raquette trop minimaliste devient vite instable dès que la neige est dure ou irrégulière.

De nombreuses marques françaises ont fait leur apparition ces dernières années, personnellement j’aime beaucoup TSL qui est la plus connue à ce jour.
Vous trouverez sur leur site un test à faire pour connaître la raquette idéale suivant votre besoin.
Pour les Lyonnais, allez à Muule à Bellecour vous avez de bons conseils et modèles comme ceux-ci.

Les premiers prix sont à 50€ la paire, mais je vous conseille de mettre un peu plus si vous voulez de la qualité. N’hésitez pas à les acheter en été, c’est souvent moins cher (120€ au lieu de 200€).

La sécurité

La randonnée en raquettes donne souvent un faux sentiment de sécurité. L’allure est lente, les itinéraires paraissent accessibles, et beaucoup se disent que le risque est faible. En réalité, l’hiver change complètement la montagne. Avalanches, visibilité réduite, froid, orientation compliquée : la sécurité ne doit jamais être une option.
Le triptyque DVA – pelle – sonde : à quoi ça sert vraiment

En terrain avalancheux, on parle toujours du même trio :

  • DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche)

  • Pelle

  • Sonde

Ces trois éléments fonctionnent ensemble. En posséder un seul n’a aucun intérêt.

  • Le DVA est un appareil électronique porté sur soi, sous les vêtements. Il émet un signal en permanence. En cas d’avalanche, les autres membres du groupe passent leur DVA en mode recherche pour localiser une personne ensevelie.

    Ce qu’il faut comprendre :

    • le DVA ne prévient pas les avalanches

    • il ne sauve personne tout seul

    • il sert uniquement à retrouver rapidement une victime

    Sans formation minimale, son efficacité est très limitée.

  • e DVA est un appareil électronique porté sur soi, sous les vêtements. Il émet un signal en permanence. En cas d’avalanche, les autres membres du groupe passent leur DVA en mode recherche pour localiser une personne ensevelie.

    Ce qu’il faut comprendre :

    • le DVA ne prévient pas les avalanches

    • il ne sauve personne tout seul

    • il sert uniquement à retrouver rapidement une victime

    Sans formation minimale, son efficacité est très limitée.

  • La pelle est souvent sous-estimée. Pourtant, c’est elle qui permet réellement de dégager une victime. La neige d’avalanche est extrêmement compacte, bien plus qu’on ne l’imagine.

    Une pelle en plastique est insuffisante. Il faut une pelle en aluminium, solide, capable de creuser vite et efficacement.

Quand faut-il réellement s’équiper ?

La règle est simple :

Dès que l’on quitte un itinéraire sécurisé ou damé, le triptyque devient indispensable.

Cela concerne :

  • les itinéraires de raquettes en terrain non balisé

  • les sorties hors domaine skiable

  • les zones de pentes, même modérées

  • les parcours en montagne isolée

Même un itinéraire fréquenté peut devenir dangereux selon :

  • l’enneigement

  • le vent

  • le redoux

  • la fréquentation

Avoir le matériel ne suffit pas

C’est le point le plus important.
Porter un DVA, une pelle et une sonde sans savoir s’en servir donne une illusion de sécurité.

Avant toute sortie :

  • savoir allumer, tester et passer son DVA en mode recherche

  • comprendre les bases de la recherche primaire et secondaire

  • savoir organiser une recherche à plusieurs

Une initiation avalanche, même courte, change complètement la perception du risque.

Peut-on louer DVA, pelle et sonde ?

Oui, et c’est même une excellente option.

Où louer ?

  • magasins de sport en station

  • loueurs de matériel de montagne

  • certaines offices de tourisme

Avantages de la location

  • coût réduit pour une pratique occasionnelle

  • matériel récent et entretenu

  • idéal pour débuter sans investir

Prix indicatifs

  • DVA + pelle + sonde : environ 15 à 25 € par jour

  • parfois moins cher en pack week-end

Les bâtons : indispensables

En raquettes, les bâtons ne servent pas seulement à l’équilibre. Ils permettent :

  • de soulager les jambes à la montée

  • de sécuriser les descentes

  • de tester la portance de la neige

Idéalement, choisir des bâtons réglables, avec rondelles larges neige. Les bâtons trop courts ou sans rondelles s’enfoncent et fatiguent inutilement les bras. J’aime beaucoup ce modèle chez TSL


Les chaussures : chaleur et étanchéité

Contrairement au ski, inutile d’avoir des chaussures rigides. En revanche, trois critères sont non négociables :

  • imperméabilité

  • isolation thermique

  • maintien de la cheville

Une bonne chaussure de randonnée hivernale ou une chaussure de trekking imperméable avec chaussettes chaudes suffit largement. Les pieds froids ou mouillés sont l’erreur la plus fréquente en raquettes.
Vous trouverez un large choix de modèle ici

Le poids du sac : règle d’or à respecter


Un sac trop lourd transforme vite une belle rando en sortie pénible.

Poids du sac recommandé pour une rando raquettes avec refuge

  • Femme : idéalement 6/8 kg, eau comprise - Sac de 30 à 40L

  • Homme : idéalement 8/10 kg, eau comprise - Sac de 40 à 50L

Au-delà :

  • fatigue plus rapide

  • plaisir réduit

  • risque accru de douleurs (dos, genoux, épaules)

Astuce terrain : Si ton sac te semble “confortable” au départ mais lourd après 2 heures, c’est déjà trop.

Un sac de 20 à 30L est suffisant pour une randonnée à la journée : j’utilise celui-ci depuis des années de chez Osprey, qui est bien pour homme comme pour femme.

Pour les randonnées weekend, j’utilise mon Osprey de 50L

Les vêtements : gérer l’effort et le froid

En raquettes, on alterne souvent :

  • phases d’effort intense à la montée

  • moments statiques (pauses, sommet, refuge)

La clé est donc la gestion des couches.

Le système qui fonctionne vraiment

Pour le pantalon, j’aime beaucoup Millet et Mammut, qui ont des bons modèles qui recouvrent les pieds, pratique pour ne pas avoir de neige qui rentre ! Si ce n’est pas le cas tu peux acheter des guêtres à mettre par dessus ton pantalon.
J’ai souvent en dessous un legging car je suis assez frileuse !

Mieux vaut plusieurs couches fines qu’un seul vêtement très chaud. On doit pouvoir enlever et remettre facilement une couche sans se refroidir.

Tu trouveras un article complet avec les références vêtements que je recommande

Accessoires souvent oubliés, mais essentiels

Certains éléments semblent secondaires… jusqu’au moment où ils manquent :

  • gants de rechange

  • tour de cou ou bonnet

  • lunettes de soleil (la réverbération est forte)

  • crème solaire, même par temps couvert

  • Gourde isotherme pour garder une boisson au chaud

 

Mes prochains achats

A force de faire des sorties raquettes, je me rends mieux compte de ce qui me manque, donc voici les futurs achats :

  • Housse de protection téléphone contre le froid

  • Gaine isotherme pour ma poche à eau (mon eau a gelé la semaine dernière, forcément à -8 il fallait s’y attendre !)

  • Chaussettes imperméables : environ 30€ la paire mais çà vaut le coup de bien garder les pieds au sec !

  • Une paire de crampon : je dois encore faire un comparatif mais c’est pas mal d’en savoir toujours une paire avec soi quand les chemins sont assez damnés

 
 
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