Istanbul en 4 jours

Mai 2025

Istanbul est une ville qui déborde. D’histoire, de sons, d’odeurs, de mouvements. En quatre jours, l’objectif n’est pas d’en faire le tour, mais d’en saisir l’essentiel : ses monuments emblématiques, ses quartiers contrastés, et cette énergie permanente qui relie l’Europe et l’Asie.

Ce séjour a eu lieu début mai, avec une arrivée le 7 mai au soir. Une période idéale pour marcher beaucoup sans souffrir de la chaleur, profiter des extérieurs, et visiter les grands sites avant l’afflux estival. L’itinéraire mélange visites culturelles, balades de quartier, pauses locales et points de vue, sans chercher à tout voir, mais à mieux comprendre la ville.

Infos pratiques avant de partir

Depuis la France, il faut compter environ 3h30 à 4h de vol pour rejoindre Istanbul. Les billets aller-retour se trouvent facilement entre 150 et 300 €, selon la période et l’anticipation.
Sur place, la ville reste étonnamment accessible : on mange très bien pour 5 à 10 €, les visites majeures sont souvent gratuites ou peu chères, et les transports coûtent quelques euros par jour. C’est une grande ville, dense et parfois fatigante, mais qui se parcourt très bien à pied si l’on accepte de prendre son temps.


On a dormi ici, un joli studio hyper bien placé ! Vous pourrez tout faire à pied.
Comptez 100€ la nuit

Le bilan

Jour 1 – Les incontournables à Istanbul

Pour cette première vraie journée à Istanbul, l’idée est simple : découvrir les monuments majeurs, comprendre l’histoire ottomane, mais aussi commencer à sentir la ville vivre, loin des cartes postales.

La journée est dense, mais faisable à pied et en transports, à condition de partir tôt et d’accepter de marcher beaucoup (ce que l’on aime faire !)

La journée commence tranquillement chez İstanbul Kebab Cafe Restaurant, une adresse sans prétention, fréquentée surtout par des locaux.

Petit-déjeuner turc classique : pain, œufs, fromage, thé noir servi brûlant. Rien de sophistiqué, mais exactement ce qu’il faut avant plusieurs heures dehors.

Budget : environ 5 à 7 € par personne
Conseil : inutile de chercher un brunch “à l’occidentale” ici. Le petit-déj turc est simple, nourrissant, et largement suffisant.

La Mosquée Bleue

Direction ensuite la Mosquée Bleue, au cœur du quartier de Sultanahmet. Même après l’avoir vue des dizaines de fois en photo, l’arrivée sur la place reste impressionnant !

Visiter sans faire d’erreur

La Mosquée Bleue est l’un des lieux les plus visités d’Istanbul, mais aussi un lieu de culte actif. Avant d’entrer, quelques règles sont essentielles à connaître.

D’abord, la tenue.
Les épaules et les jambes doivent être couvertes. Pour les femmes, les cheveux doivent être couverts à l’intérieur de la mosquée. Des foulards sont généralement mis à disposition à l’entrée, mais mieux vaut prévoir le sien pour éviter l’attente et choisir quelque chose de confortable. Les hommes doivent éviter shorts et débardeurs.

On se déchausse obligatoirement avant d’entrer dans la salle de prière. Des sacs plastiques sont fournis pour porter ses chaussures avec soi. Prévoir des chaussettes propres : détail évident, mais qu’on oublie facilement.

La visite est gratuite, mais certaines zones sont interdites aux visiteurs pendant les heures de prière. Si possible, éviter d’arriver juste avant l’appel à la prière, sous peine d’attendre dehors. Les matinées restent le meilleur moment pour visiter calmement.

Construite au début du XVIIᵉ siècle sous le règne du sultan Ahmed Ier, la Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) est l’un des édifices religieux les plus importants de l’Empire ottoman. Son surnom vient de ses plus de 20 000 carreaux de céramique d’Iznik, aux motifs bleus, verts et blancs, qui tapissent l’intérieur.

On a réservé la visite guidée pour mieux comprendre, rdv à 9h avec le guide devant la mosquée. Il y a un monde !! Incroyable.

La visite guidée permet de comprendre bien plus que l’architecture. On parle :

  • du rôle de la mosquée dans la vie quotidienne

  • de la symbolique des six minarets (source de controverse à l’époque)

  • de la place de l’islam dans l’Empire ottoman

  • de l’organisation des prières et des espaces

Même sans être croyant, on ressent rapidement que ce lieu n’est pas un musée. Parler à voix basse, éviter les photos intrusives, respecter les zones réservées à la prière : des gestes simples qui changent totalement l’expérience.

Conseil : Allez-y à la première visite du matin comme nous ou tard le soir si vous ne voulez pas attendre 2h à faire la queue !

En sortant de la mosquée, inutile de courir.
Le quartier se découvre à pied, lentement.

Autour, il y a :

  • les jardins de Sultanahmet

  • les bancs face aux mosquées

  • des vendeurs de simit

  • des points de vue sur Sainte-Sophie

  • des ruelles plus calmes dès qu’on s’éloigne de la place

C’est un bon moment pour observer la vie locale et se familiariser avec le rythme d’Istanbul.

On continue notre balade jusqu’au palais de Topkapi

Le palais de Topkapı (Topkapı Sarayı) est un vaste complexe palatial ottoman situé à Istanbul, en Turquie, sur la pointe du Sérail entre la Corne d’Or et le Bosphore. Résidence et centre administratif des sultans ottomans pendant près de quatre siècles, il constitue aujourd’hui l’un des musées les plus emblématiques du pays et un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Juste à côté, le Parc de Gülhane est une vraie respiration. Allées ombragées, bancs, et parfois une vue sur le Bosphore.
C’est vraiment très sympa, beaucoup de fontaines et de jeux, très agréable !

Entrée : gratuite
Temps conseillé : 30 à 45 minutes
Astuce : parfait pour faire une pause sans consommer

Balat – l’Istanbul colorée et populaire

En début d’après-midi, direction Balat, à environ 30 minutes en transports.
On a passé 2h dans les ruelles, c’est vraiment très jolie ! Très coloré, rempli de café typique, le lieu se prête à déambuler.


Ce qu’il y a à faire

  • observer les maisons colorées

  • s’éloigner des rues trop fréquentées

  • regarder la vie locale

Temps sur place : 1h à 1h30

Balat est un quartier historique du district de Fatih. Ancien foyer des communautés juive, grecque et arménienne, il est aujourd’hui reconnu pour ses maisons ottomanes colorées, ses ruelles pavées et son atmosphère multiculturelle inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Fatih – l’Istanbul ottomane et conservatrice

En quittant Balat, le changement d’ambiance est immédiat. Fatih est l’un des quartiers les plus conservateurs d’Istanbul, historiquement au cœur du pouvoir religieux ottoman. Ici, moins de cafés branchés, moins de touristes, mais une vie locale très présente.

Fatih porte le nom de Mehmed II, dit le Conquérant, celui qui prit Constantinople en 1453. Le quartier est encore aujourd’hui marqué par une forte identité religieuse et traditionnelle. Les rues sont animées, parfois bruyantes, mais profondément authentiques.

À savoir avant de s’y balader

  • Tenue correcte recommandée (épaules et jambes couvertes)

  • Peu d’anglais parlé dans certains commerces

  • Ambiance très locale, parfois déroutante mais jamais hostile

Mosquée Yavuz Sultan Selim et fontaines de Fatih

Premier arrêt à la Mosquée Yavuz Sultan Selim, construite au XVIᵉ siècle sur les hauteurs du quartier. Moins connue que les grandes mosquées impériales, elle impressionne par sa sobriété et son calme.

La mosquée domine le quartier et offre déjà de belles vues sur la Corne d’Or. Les fontaines (çeşme) attenantes rappellent l’importance de l’eau dans la tradition islamique ottomane, où offrir de l’eau potable était un acte de charité majeur.

Dans cette mosquée, l’un des volontaire est venu nous parler, on a échangé sur la religion, l’histoire du pays, c’était très intéressant de comparer notre manière de fonctionner en France avec la leur.

La mosquée Yavuz Sultan Selim (Yavuz Sultan Selim Camii) est une mosquée impériale ottomane du XVIᵉ siècle située sur la cinquième colline d’Istanbul, dominant la Corne d’Or. Commanditée par Soliman le Magnifique en mémoire de son père Selim Ier, elle constitue l’un des plus anciens exemples de l’architecture religieuse impériale ottomane encore conservés

Dans ce quartier, inutile de chercher des restaurants touristiques. L’une des meilleures façons de découvrir Fatih est de manger local, simplement.

Arrêt chez FATİH KARADENİZ PİDECİSİ İBRAHİM USTA, une adresse très populaire auprès des habitants

Ici, on commande une pide, spécialité de la région de la mer Noire. Longue, croustillante, généreusement garnie, elle est parfois décrite comme une pizza turque : on dirait vraiment une pizza dans un sandwich ! Curieusement c’est plutôt bon !

Budget : environ 5–6 €

Mosquée Süleymaniye – le sommet de l’architecture ottomane

Après Fatih, montée progressive vers la Mosquée Süleymaniye.
C’est l’un des moments forts de la journée !

La mosquée Süleymaniye est une mosquée impériale du XVIᵉ siècle dominant la troisième colline d’Istanbul. Commandée par le sultan Soliman le Magnifique et conçue par Mimar Sinan, elle illustre l’âge d’or de l’Empire ottoman

À l’intérieur, l’espace est immense mais étonnamment apaisant. Moins décorée que la Mosquée Bleue, elle mise sur la lumière, les proportions et la symétrie.

Règles à respecter

  • même code vestimentaire que dans les autres mosquées

  • silence et discrétion

  • photos autorisées, sans flash ni intrusion

Entrée : gratuite
Temps conseillé : 45 min à 1h

L’extérieur de la mosquée est presque aussi impressionnant que l’intérieur. Depuis la terrasse et les abords, la vue s’ouvre sur :

  • la Corne d’Or

  • le Bosphore

  • les toits d’Istanbul

  • les bateaux en contrebas

C’est l’un des meilleurs points de vue gratuits de la ville, surtout en fin d’après-midi quand la lumière devient plus douce.

Astuce : rester jusqu’au début de l’appel à la prière, l’ambiance devient irréelle.


À quelques pas, arrêt au Aray Café.

Un café discret, mais parfaitement placé pour admirer la ville depuis les hauteurs.

C’est l’endroit idéal pour :

  • se poser après plusieurs heures de marche

  • boire un thé ou un café

  • regarder Istanbul ralentir en fin de journée

Boisson : 5–8 €
Astuce : arriver avant le coucher du soleil pour avoir une table avec vue

Pour conclure cette première journée, direction le Gran Bazar.

Avec plus de 4 000 boutiques, c’est l’un des plus anciens marchés couverts du monde. On n’y vient pas forcément pour acheter, mais pour l’expérience : le bruit, les odeurs, les lumières, les négociations permanentes.

Et on est servi ! On trouve de tout : à manger, à boire, des habits, des cigarettes, du thé, des épices, des lampes … de notre côté on s’est arrêté gouter les baklavas… Bon mais très copieux ! On finira par un kebab typique d’Istanbul (un vrai plat très complet pas notre sandwich en France!) avant d’aller dormir.

Jour 2 – Sous terre, au-dessus du Bosphore et au cœur d’Istanbul moderne

Construite au VIᵉ siècle sous l’empereur byzantin Justinien Ier, la citerne servait à stocker l’eau potable pour le Grand Palais et la ville en cas de siège. Les centaines de colonnes plongées dans l’eau, éclairées par des spots dont la couleur change subtilement, créent une ambiance presque mystique.

Les fameuses têtes de Méduse, utilisées comme bases de colonnes, intriguent toujours autant. Leur origine exacte reste floue, et c’est aussi ce mystère qui rend la visite fascinante.

Entrée : payante (compter environ 15–20 €)
Temps sur place : 45 minutes à 1h
Astuce : venir tôt le matin (à l’ouverture)

Après une première journée très marquée par l’histoire ottomane et religieuse, ce deuxième jour montre un autre visage d’Istanbul. Plus contrasté. Plus moderne aussi. Une ville capable de faire cohabiter des vestiges byzantins, des quartiers branchés, des grandes enseignes internationales et des parcs fleuris au bord de l’eau.

La Citerne Basilique – Istanbul sous la ville

La journée commence par la Citerne Basilique, située à quelques pas de Sultanahmet. Dès l’entrée, le contraste est saisissant : on quitte la foule et le bruit pour plonger dans une atmosphère sombre, fraîche et presque irréelle.

Galata – changer complètement d’ambiance

Après la citerne, direction le quartier de Galata, beaucoup plus vivant et moderne. Le changement d’atmosphère est immédiat.

On arrive rapidement au pied de la Tour de Galata, emblème du quartier. La tour se visite, mais la file d’attente est souvent très longue. Ici, le choix est clair : pas de visite. Le monument se suffit largement vu de l’extérieur, surtout pour comprendre son rôle historique dans la surveillance du port.

Astuce : si l’objectif est la vue, il existe de nombreux cafés et rooftops autour, bien moins chronophages.


À quelques minutes de marche, arrêt chez Vitavien | Beyoğlu.
Coup de cœur absolu.

On y goûte le cheesecake de Saint-Sébastien, un dessert basque… devenu totalement culte ici. Crémeux, fondant, légèrement brûlé à l’extérieur, et surtout décliné avec du chocolat. Honnêtement, l’un des meilleurs desserts jamais mangés.

Tellement bon qu’on y est retournés le dernier jour uniquement pour en reprendre.

Budget : environ 5–7 € la part
Conseil : ne pas hésiter une seconde, même après un repas


La balade continue dans le centre-ville, autour de l’avenue İstiklal. Ici, on découvre une Istanbul très différente de Sultanahmet.

On croise :

  • le tramway rouge qui traverse la rue

  • une foule dense et constante

  • des immeubles européens

  • et surtout… des enseignes ultra connues : Décathlon, Zara, grandes marques internationales. Et à des prix plus élevés qu’en France ! Une vraie surprise, sachant que dans l’ensemble tout est beaucoup moins cher qu’en France.

En plein cœur de l’avenue, passage par Çiçek Pasajı.
Cette galerie couverte, héritée du XIXᵉ siècle, tranche avec l’agitation extérieure : il y a des bars et restaurants dans le passage, même sans vous arrêter déjeuner passez y çà vaut le coup d’œil !

Emirgan Park – Istanbul version verte

En milieu d’après-midi, direction Emirgan Park, beaucoup plus excentré.

Comment s’y rendre en bus

Depuis le centre (Taksim / Beşiktaş selon l’itinéraire), plusieurs bus publics longent le Bosphore jusqu’à Emirgan.
Le trajet dure environ 45 minutes, selon la circulation.

Astuce : utiliser Google Maps ou Citymapper, très fiables à Istanbul pour les bus.

Emirgan Park (ou Emirgân Korusu) est un vaste parc historique situé sur la rive européenne du Bosphore, dans le district de Sarıyer à Istanbul. Couvrant environ 47 hectares, c’est l’un des plus grands espaces verts publics de la ville, célèbre pour ses pavillons ottomans et ses spectaculaires parterres de tulipes au printemps. Il surplombe le détroit du Bosphore, offrant l’un des panoramas les plus emblématiques d’Istanbul.

Emirgan Park est une vraie bouffée d’air. Grand, bien entretenu, avec des allées fleuries (surtout au printemps), des points de vue sur le Bosphore et une ambiance très familiale. On y croise surtout des habitants, loin de l’agitation touristique.

Entrée : gratuite
Temps conseillé : 1h à 1h30
Moment idéal : l’après-midi, quand la lumière devient plus douce


Pour le retour, choix parfait : le bateau, pour pouvoir admirer le couché du soleil.

Depuis Emirgan, on rejoint un ferry public qui longe le Bosphore en direction du centre historique. Le trajet permet d’admirer :

  • les palais

  • les mosquées

  • les maisons en bois

  • et surtout le coucher de soleil sur l’eau

Infos pratiques ferry

  • Type : ferry public (pas une croisière touristique)

  • Prix : quelques euros seulement

  • Durée : environ 45 minutes à 1h, selon l’itinéraire

C’est l’un des meilleurs rapports qualité/prix d’Istanbul pour profiter du Bosphore.

Conseil : dans vos voyages de manière générale, plutôt que de booker des croisières ou “tour” pour découvrir le pays en étant sur la mer, prenez des ferrys : c’est généralement considéré comme un moyen de locomotion donc çà coute presque rien

On finira par un restaurant proche de notre hôtel avant de rentrer.

Jour 3 – Hammam, Bosphore et Istanbul de nuit

Ağa Hamamı – l’expérience du hammam ottoman

La journée débute par une expérience réservée à l’avance : le Ağa Hamamı, l’un des hammams les plus anciens d’Istanbul, datant du XVe siècle.
Le hamman est une tradition ici, alors en passant devant la veille on a booké pour ce matin sans trop savoir à quoi nous attendre …

Dès l’arrivée, on est pris en charge et guidé étape par étape, ce qui est rassurant, surtout pour une première fois.

La séance commence par :

  • le changement de tenue (pestemal, serviette traditionnelle)

  • un passage dans la salle chaude pour laisser le corps s’habituer

  • transpiration progressive, chaleur sèche puis humide

On se retrouve avec 4 autres français dans cette pièce.
Pour le moment rien de particulier, on restera 30minutes dans ce hammam à se relaxer.

Vient ensuite le moment central : 2 femmes viennent me chercher (et 2 hommes pour Loën) et nous emmène chacun dans une pièce différente : elles ne parlent pas du tout anglais donc la suite est assez comique !
On se retrouve donc dans une toute petite pièce, puis elles vont se mettre seins nus et me demander d’en faire autant (le tout uniquement avec des gestes vous l’aurez compris !)
Je dois m’allonger sur une table de massage et commence le rituel :

  • gommage énergique sur la pierre chaude

  • élimination des peaux mortes (impressionnante, mais ultra efficace)

  • rinçage à l’eau chaude

Puis le fameux massage à la mousse : et là c’est particulier ! C’est à dire qu’elle m’enveloppe de mousse, j’en suis totalement recouverte, elles me massent, et ensuite (tenez vous bien), elles prennent des seaux d’eau qu’elle me jette dessus ! Intégralement ! Elles le font environ 10 fois. je suis donc totalement trempée, mes yeux (avec mes lentilles) sont totalement collés, et le sol est une vraie pataugeoire ! C’est assez drôle et déstabilisant.

Pour finir elles me font assoir sur une chaise et me rince les cheveux tête en arrière.

C’est vraiment une expérience à part entière !

Une fois fini, on s’installe dans une pièce avec le thé offert pour se remettre de nos émotions et on pourra partir quand on le veut.

Durée : environ 1h à 1h30
Budget : compter 50 à 70 €, selon la formule
Ressenti : on ressort vidé, propre, détendu… et un peu groggy

Après le hammam, balade tranquille vers la Tour de l’Horloge de Dolmabahçe. Située près du palais, cette zone marque une transition entre l’Istanbul impériale ottomane tardive et une architecture plus européenne.

Même sans visiter le palais, la promenade le long du Bosphore vaut le détour. L’air marin, les bateaux, l’espace : après la chaleur du hammam, c’est l’équilibre parfait.


En début d’après-midi, on reprend le ferry, cette fois pour rejoindre Moda Pier, sur la rive asiatique.

Le ferry fait partie du quotidien des Stambouliotes. Ce n’est pas une activité touristique, mais un vrai moyen de transport, avec un énorme avantage : la vue.

Infos pratiques

  • Prix : quelques euros

  • Durée : environ 30 à 40 minutes

  • Astuce : s’installer à l’extérieur si la météo le permet


À l’arrivée, changement total d’ambiance. Moda est plus calme, plus résidentiel, plus posé. On s’installe dans un café-bibliothèque, parfait pour faire une pause.

La pluie s’invite, sans prévenir. Pas grave. On reste une bonne heure, à boire un café, feuilleter des livres, regarder la pluie tomber. Ces moments imprévus font souvent partie des meilleurs souvenirs.


À la nuit tombée, retour vers la rive européenne, direction Eminönü. De nuit, le quartier change complètement d’atmosphère. Plus vivant, plus bruyant, plus spectaculaire.

Les lumières se reflètent sur l’eau, les appels à la prière résonnent, les bateaux passent. Istanbul montre ici un visage presque cinématographique.

Eminönü est un quartier historique situé sur la péninsule de la vieille ville d’Istanbul, au cœur de l’ancien Constantinople. Il marque le point où la Corne d’Or rejoint le Bosphore, face au pont de Galata, et concentre une partie essentielle du patrimoine architectural, religieux et commercial de la métropole

Pour le dîner, arrêt dans l’un des restaurants de poissons installés sur le pont, au-dessus de l’eau. L’expérience est unique : les pêcheurs attrapent les poissons juste à côté, parfois littéralement sous vos yeux.

Poisson grillé, vue sur le Bosphore, ambiance vivante. Pas gastronomique, mais authentique, et parfaitement dans l’esprit d’Istanbul.

Impossible de résister. Retour vers Galata Kulesi pour… un autre cheesecake de Saint-Sébastien. Quand on tient quelque chose d’aussi bon, inutile de lutter.

La ville, éclairée, est magnifique de nuit. Les rues sont animées, les façades prennent une autre dimension, et l’énergie reste intacte jusque tard.


Ce sera notre dernière nuit à Istanbul, notre vol retour étant le lendemain à 8h.

Et Sainte-Sophie alors ?

Impossible de passer à Istanbul sans évoquer Sainte-Sophie. Pourtant, nous avons fait le choix de ne pas la visiter.

La raison est simple : trop de monde. Sainte-Sophie est l’un des monuments les plus célèbres au monde, et cela se ressent immédiatement. Files d’attente longues, affluence constante, circulation dense à l’intérieur. À ce stade du voyage, nous avions plutôt envie de calme, de lieux où l’on peut prendre le temps, et surtout de sites encore vécus comme des espaces spirituels.

Nous avons donc privilégié les mosquées actives, comme la Mosquée Bleue ou Süleymaniye, qui offrent une expérience plus apaisée et plus authentique, à notre sens.

Pourquoi Sainte-Sophie reste incontournable malgré tout

Construite au VIᵉ siècle sous l’empereur byzantin Justinien Ier, Sainte-Sophie a connu plusieurs vies : basilique chrétienne, mosquée ottomane, musée, puis à nouveau mosquée depuis 2020. C’est cette superposition d’époques qui en fait un monument unique.

À l’intérieur, on trouve :

  • une coupole monumentale

  • des mosaïques byzantines encore visibles

  • des éléments islamiques ajoutés au fil des siècles

Peu d’édifices au monde racontent aussi clairement le passage d’un empire à un autre, et la cohabitation des cultures.

Infos pratiques à connaître

  • Entrée : gratuite pour la partie accessible au public

  • Tenue : mêmes règles que pour les autres mosquées (épaules, jambes couvertes, cheveux couverts pour les femmes)

  • Affluence : très forte toute la journée

Astuce : venir très tôt le matin ou tard le soir si l’on souhaite vraiment visiter dans de bonnes conditions.

Notre ressenti

Sainte-Sophie est un monument exceptionnel, sans discussion possible. Mais à Istanbul, tout est question de choix. Entre voir “l’incontournable” à tout prix ou privilégier une expérience plus intime, nous avons opté pour la seconde option.

Un choix assumé, qui n’enlève rien à l’importance historique du lieu, mais qui correspondait mieux à notre façon de voyager.

Istanbul : notre bilan

Ce que l’on a adoré

  • Les mosquées (pas forcément la mosquée bleue mais plutôt toutes les autres notamment Yavuz Sultan Selim)

  • Le cheesecake sauce chocolat ! Une merveille

  • Le quartier Balat, tout coloré

  • Découvrir Istanbul du bateau

  • La citerne basilique

Ce que l’on a moins aimé

  • La gastronomie : pour 3/4 jours c’est très bien, on a pu gouter beaucoup de saveurs locales, mais si on était rester plus d’une semaine c’est un peu redondant …)

  • Le monde : on est habitué de se lever très tôt pour éviter la foule, mais là même à l’ouverture des monuments tu fais la queue … Je n’imagine pas l’été !

  • Une journée de plus aurait été idéal ! On a un peu rushé à certains moment, et on aurait aimé visiter un peu plus

Ce qui nous a supris

  • L’appel à la prière au milieu de la nuit ! Surprenant la première fois

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